« L'écran se colora, brusquement, devant les yeux de Sonny, c'était en réalité le film qui s'était bloqué dans la lucarne du projecteur. L'image, immobilisée, avec la chaleur de la lampe se consumait, projetée sur l'écran en produisant des effets psychédéliques. L'image du film disparaissait. L'écran, semblant être dévoré par une sorte de lave, mangeant l'image, retrouvait lentement sa teinte d'origine, à mesure que l'image quittait l'écran. »
© Alexandre Mathis, LSD 67, Serge Safran éd. 2013