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Alexandre H Mathis romans et films

Les Condors de Montfaucon (roman)

Les Condors de Montfaucon (roman)

Les Condors de Montfaucon 

ou 

Lili dans le noir 

écrit en 2001, publié en 2004. 

Cliquer sur les images pour agrandir

Les Condors de Montfaucon (roman)

Villa de l'Ermitage, photo Alexandre Mathis, 2001 

 

Les Condors de Montfaucon

est dédié à la mémoire de Philippe Vétillard. 

" Lors de la plus longue nuit de l'année, celle du lundi 21 au mardi 22 décembre 1998, le photographe Philippe Vétillard et un de ses amis sont arrêtés, rue du Faubourg-Saint-Antoine, par deux casquettes d'Orange mécanique qui leur demandent du papier à rouler. Attaqués, ils se défendent, quand arrivent, à la rescousse, deux autres casquettes à l'envers, qui prennent la fuite après que Philippe Vétillard eut reçu un coup de couteau au ventre. C'est à cette époque que Jean-Pierre Chevènement, fraîchement sorti du coma, parla de "sauvageons". Philippe Vétillard entra presque immédiatement dans le coma, pour mourir, le matin de Noël, à 41 ans." 

© Les Condors de Montfaucon (p.7) 

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

" Mondes souterrains, parallèles surgissent en plein soleil estival, dans un Paris méconnu, défiguré, peuplé de terrains en friche, devenus de véritables champs de bataille, brûlés par le soleil. Ruines du passé, où la vie disparue est toujours là, pour qui sait ouvrir les yeux. Une exploration détaillée de Paris, sous l'égide des oiseaux, et des reflets de la lumière, où les genres se mélangent, avec les couleurs. Un voyage au coeur de l'humain et de l'étrange, à travers le temps... où la mort omniprésente (programmée ? soigneusement cachée de tous) plane, à l'abri des regards, avec, au bout de la nuit, les spectres des gibets de Montfaucon, apparemment toujours là. " 

4è de couv. Les Condors de Montfaucon

Les Condors de Montfaucon (roman)

ARCANE 

Dernier vestige des studios de cinéma Gaumont aux Buttes-Chaumont, hôtel des impôts 

"... à une heure précise, quand le soleil tape sur un fond bleu ciel prenant presque la largeur du haut de la façade, apparaît GAUMONT FRANCO-FILM AUBERT SERVICES COMMERCIAUX ENTREE RUE DU PLATEAU n°35" 

Photo Alexandre Mathis 2001 Tous droits réservés 

Chapitre La lumière de la rue Botzaris p.594-595 Les Condors de Montfaucon ou Lili dans le noir (2004, e/dite) 

Les Condors de Montfaucon (roman)

boulevard de la Villette 

photo Alexandre Mathis 2001

 

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

 

 Sur Les Condors de Montfaucon

Ce roman est une cathédrale gothique. Des cathédrales gothiques, en effet, Les Condors de Montfaucon ont la richesse et la complexité architecturales, et l'incroyable foisonnement décoratif, avec ses gargouilles et ses figures d'anges, ses recoins d'ombre et ses rais de lumière, ses parties visibles et ses parties secrètes, ses soubassements souterrains et ses flèches élevées dans le ciel. À l'instar des maîtres d'oeuvre et des imagiers du Moyen Âge, Alexandre Mathis nous invite à pénétrer dans une sorte de « totalité » organique qui est beaucoup plus que la simple somme de ses parties : l'auteur des Condors de Montfaucon entraîne ainsi, irrésistiblement, le lecteur dans un monde où il n'y a pas de solution de continuité entre le réel et le virtuel, entre la vérité objective et la vérité onirique, entre le présent et le passé, entre le bien et le mal. Nous savons depuis Victor Hugo, Notre-Dame de Paris et Les Misérables, que les cathédrales sont des labyrinthes et que Paris est une cathédrale en perpétuelle construction-destruction-reconstruction. Mais ce qui n'était qu'à l'état de potentialité géniale chez Hugo, se réalise pleinement chez Mathis, déjà dans Maryan Lamour, son précédent roman, mais de façon plus complète, plus « totale » si l'on peut dire, plus cohérente, plus serrée encore dans Les Condors de Montfaucon. Il est d'ailleurs rigoureusement impossible d'en retrancher le moindre paragraphe : ce serait couper net le fil d'Ariane qui conduit au saint des saints, lequel serait plutôt, en l'occurence, le « damné des damnés »... Il y aurait certainement, à cet égard, une lecture théologique à faire de ce roman absolument(?) athée, comme l'avait fait Bernanos pour Voyage au bout de la nuit. Mais revenons à ce qui nous paraît évident, incontestable : quelle que soit la « lecture » que l'on fasse des Condors de Montfaucon, et il en est d'innombrables possibles (cinématographique, criminologique, urbanistique, théologique, historique, sexologique, sociologique, psychanalytique, etc. etc.), s'impose d'abord à nous, en bloc, une œuvre d'art, ensemble une et infiniment multiple. Comme, précisément et au risque de nous répéter, ces cathédrales dont Péguy disait que les parties invisibles étaient travaillées, polies, avec autant de conscience professionnelle et d'amour que les parties visibles. Et nous sommes prêts à parier qu'il y a aussi des parties invisibles dans Les Condors de Montfaucon, et qu'on les découvrira un jour.

Michel Marmin 

 

Les Condors de Montfaucon (roman)

petite ceinture, à proximité de la rue Stendhal 

photo Alexandre Mathis 2001 

 

 

 

" Les Condors de Montfaucon c'est Babylon Babies de Maurice G. Dantec réussi. " 

Jean-Pierre Deloux

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

"en bas de cet escalier surréaliste magnifique qui monte au ciel au milieu des arbres"
Les Condors de Montfaucon (p.448, © photo Alexandre Mathis, 2001)
Escalier correspondant aux rues de de la Voulzie, Westermann, et rue de la Cloche.
Elles ont longtemps été cloisonnées, et il fallait passer par un trou de souris pour accéder à ces vestiges à l'abandon.
Rues disparues qlqs années après le photo. Un square occupe l'espace, pas des plus heureux.
Willy Ronis avait photographié une jeune fille sur son palier, rue de la Cloche, quand elle était habitée. Je lui avait écrit pour lui parler de cette photo. Il m'avait téléphoné à 7 heures du matin !

rue de la Cloche, ensevelie 

"les rues, apparemment, qui devaient tourner, ont disparu sous ce massif vert mis en quarantaine..."
Les Condors de Montfaucon p.447
Espace des rues de de la Voulzie, Westermann, et rue de la Cloche. Rues disparues.
Rue de la Bidassoa, à moins de 50 mètres du tournant où meurt Jean Servais au final de Du rififi chez les hommes.

© photos Alexandre Mathis 2001

Les Condors de Montfaucon (roman)

" Avec Les Condors de Montfaucon, Alexandre Mathis retrouve la flamboyance de Maryan Lamour dans le béton, et dresse cette fois-ci un portrait saisissant du monde actuel. La violence à toutes les pages : tueur en série, snuff movies, trafics d'organes, combats clandestins de chiens, Trash Converters, virus informatiques, mafias étrangères, laboratoires occultes, disparitions. Mathis est le narrateur des mystères modernes d'un Paris défiguré, circonscrit aux arrondissements de l'Est, avec ses terrains vagues, ses catacombes et ses personnages dignes d'Eugène Sue comme Frédo La Tare, hallucinant Minotaure d'un labyrinthe souterrain, peuplé de SDF, de camés et de nymphomanes percées. Maryan Lamour dénonçait l'agonie des cinémas. Dans Les Condors, les cinémas n'existent plus." 

Christophe Bier, France Culture Mauvais Genres, 5 mars 2005

 

Les Condors de Montfaucon (roman)

rue de Thionville, photo Alexandre Mathis 2001 

chapitre La Montée au ciel 

 

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

photos Alexandre Mathis 2001 

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

Rue Julien Lacroix, photo Alexandre Mathis 2001

Les Condors de Montfaucon (roman)
Les Condors de Montfaucon (roman)

Rue Houdart, photos Alexandre Mathis, 2001 

Les Condors de Montfaucon (roman)

Un documentaire a été réalisé en vidéo en 2005 par Frank Peeters, dans les rues de Paris, sur les lieux de l'action du roman, avec Alexandre Mathis : Sur la piste de Fredo LaTare et des personnages des Condors de Montfaucon. 

Les Condors de Montfaucon (roman)

l'Eden Jean Jaurès

dans Les Condors de Montfaucon 

" L'EDEN qui était sur le même trottoir avait joué vers 1956, au moment de Pâques, le film que Fred Sears avait réalisé d'après Cellule 2455. Il l'avait vu avec Jean. Hugues ne resitue plus l'emplacement de la librairie. Il regarde un feuilleté de béton, avec balconnets intégrés, c'était peut-être à la place de l'immeuble... Ils étaient entre l'EDEN et l'avenue Laumière. Comme la moitié des choses a foutu le camp... pas évident à situer.... " 

" Le temps n'existe pas. Le temps n'existe plus pour Hugues. Il est une vaste unité, sans présent. Le présent se dérobe à lui. " 

© Alexandre Mathis, Les Condors de Montfaucon (edite, 2004) 

photo publiée verticalement, partiellement, page 429

 

photos de lieux des Condors de Montfaucon : 

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